Quand la fainéantise efficace est une forme d’intelligence
Si l'on naît et/ou si l'on grandit parmis des horreurs, peut-être certaines paraitront-elles en fait très ordinaires.
Fabricando fit faber ou tant qu'à avoir un joli métier, autant le faire du mieux possible. In media res, entre fainéantise et délit d'initié. Au plus simple. Sur le fil du rasoir d’Ockham.
De nos jours, on disserte pas mal sur la souffrance au travail - pression ou harcèlement - due aux clients, aux collègues et à la hiérarchie. Et pourtant, déjà, au temps de Charlemagne, là-bas dans une citée florissante du Yucatan :
Chienne de vie
Ici, la magie Solaire opérant aux aurores, exige, au couchant, une offrande d'au moins neuf spasmes cardialgiques.
Malgré ce flux tendu, la noblesse Maya, particulièrement consciencieuse, respecte bien, à la lettre, toutes les procédures, des gestes barrières au juste à temps.
Du haut de la grande pyramide, plongé dans ses pensées, la mine soucieuse, le prêtre-roi-fainéant officie religieusement près d’une jeune indienne étendue sur l’autel.
- Ces inondations me gênent. J’ai tout un cycle de temps à gérer, moi ! Il ne faut pas s'arrêter, il ne faut pas qu'il s'arrête ! Demain matin, le Soleil doit absolument se lever. Et je dois envoyer toujours plus loin mes chefs de guerre. Bien au-delà des Collines Bleues… Il faut qu’ils se bougent. Eux y vont et moi j’attends. Yaka !
Eh ! Pas bien grosse celle-là. J’espère qu’elle va tenir le coup …
Je n’ai pas envie de recommencer toute la cérémonie.
Oui, Chilam Balam arrive demain de Tikal. Si le Soleil s'arrête, ce grand ponte va me faire remplacer c’est sûr. Et finie la planque.
Je devrais peut-être regrouper toutes mes patrouilles pour aller, encore plus haut, plus au Nord, chercher d'autres prisonniers.
Bien… Voyons… Ah oui !
Zou !
Oui, rien de telle qu’une obsidienne toute neuve
Pour faire du bon travail.
Holà… ce cœur est bien chétif !
Allez hop !
… Huit… neuf… battements…
C’est bon…
Mais ouf ! J’ai eu chaud !
Pas bien épaisse la petite, mais c’est tant mieux maintenant, cela m'est plus facile pour découper ses bras, ses jambes. Hop ! Zou !
Eh, c’est bien tendre ça ! Oh, allez… une fois n’est pas coutume Ni vu, ni connu. Personne n’en saura rien. Viens, Ré Zuya, ma chienne, tu vas te régaler !
Le mot Épistolier ! Mince, une fois dites les mille banalités sur la différence entre une épître et une lettre, une fois vous avoir fait voyager loin au profond du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, oui, bon ... alors, mais quoi dire de plus encore ?
Aïe ! Encore une fois de plus, un trou noir sur page blanche ! Je ne vais pas vous le refaire : ce film des proverbes et dictons disparus. Ce feuilleton de mes dictionnaires. Et celui des synonymes, aussi. Des recueils de nouvelles et de légendes ibéro-bretonnes ... Et puis tout un récit tarabiscoté grave en boucle ? Infinie ? Encore ? Non. Car cette fois, j’ai vraiment eu de la chance. Oui.
Étais-ce une question de protocole ad-hoc pour une fois, toujours est-il que mon Smartphone temporel fonctionna pendant dix longues minutes.
J’en profitais pour surfer dans le futur d’une semaine sur le défi du samedi prochain pour voir ma participation sur Épistolier. Curieusement il y en avait une. Je fis un copié-collé rapide just’avant la fin du bon fonctionnement. Houf ...
Donc je vous poste la participation :
"
J’ai écrit ce poème en imaginant la réponse à une lettre d’un commandant de vaisseau de guerre à sa femme.
Mon marin
« L’amer dit la guerre,
Fantôme, et fige tes mots
Au bonhomme hiver. »
Mais, rien qu’une lettre de septembre :
Mon pacha, en ton vaisseau
Sur la nuit noire,
Écoute mon histoire.
Sans toi,
Je suis transie.
Sous le soleil, le milieu du jour
N’éclaire plus la garrigue,
Il fond sur les tombeaux,
Les couvrant de roses.
Sans toi,
Plus de parfums,
Plus de couleurs,
Les bruyères fanées éloignent les carabes,
Plus un son, plus un chant.
Le fils d’Henri taille des sifflets,
En silence.
Juste l’église, au lointain,
Qui résonne.
Louise se tait, écoute.
Sans toi,
Juste mes larmes,
Juste les flots,
Loin des marées guerrières,
Ici à l’arrière.
Calme écume de l’agitation si lointaine.
Mes yeux se ferment.
Juste un éclair,
Par toi dévêtue,
Sans toile, sans toi, sans voile,
Délaçage si doux du gréement, pays sage,
Défaite.
Mon cœur s’entrouvre,
Enfin.
Commandant impassible, sans fin,
Paisible autant qu’à son bord,
L’été revient,
Abreuvé de l’amer,
D’eau salée, de sang et de larmes,
D’odeur, de saveurs, à l’envie,
Loin des naufrages,
Je suis la mer …
"
_________________
En même temps, que je dors mal, depuis ! J’ai trouvé ce texte, je l’ai copié, recopié et posté, ici. Vous le lisez. Certes. Mais qui l’a pondu ? Et le poème ? Je n’en sais rien !
Je regrette aussi, les numéros du lot(t)o, que j’ai omis de regarder tant que j’y étais ! Pfff ...
....
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_______________________________________
En ton vaisseau sur la nuit noire, écoute mon histoire ... Je suis la mer.
Doulos, chapeau, galurin, bibi, chapka, schtreimel, couvre-chef, tog du, chapai dé pâtou, chapeau de zorro - sombrero cordobés ZZZtop, et j’en passe. Et si vous lisez ces lignes c’est que je n’ai pas posté l’un de mes tendres graves vieux récits, recyclé, où il est c’est vrai beaucoup question de chapeaux et d’un titre grec de poème Hespéride, grecque comme l’origine des mots cynorhodon et doulos, d’ailleurs ...
Et puis si vous ne voulez pas en baver des ronds de chapeau, à tout relire ceci bien, vous pouvez toujours zapper le lien canalblog ancien, et passer directement à la suite. Ici.
Escogriffe de velours, patibulaire mais presque, comme
s ‘éventant avec mon poème ... pfff nawack et quoicoubeh
Donc si vous lisez ces lignes, c’est que j’ai posté en primeur ici en sus un texte souvenir précis autour de mes 10 ans :
Chapeaux de roues
"Quand jadis on bullait dans des caisses à savon"
Savez-vous ? Combien les rues de la Douettée et du Genétay ne sont pas drôles du tout ni à descendre ni à monter - en gravité, à pied ou en vélo. Ce n’est pas rien. Ça grimpe. Sec.
La gravité de la situation qui nous a fait tant rire un jour, jadis un beau Dimanche, quand nous étions enfants, doit vous être contée. Ici. Les enfants parfois sont à mille lieues des graves contingences de la vie. En même temps, ils auront bien le temps justement ... alors qu’ils profitent ! ... Pensez !
Ce n’était pas du tout pendant l’horreur d’une profonde nuit ... mais bien par une très belle journée d’un Dimanche ensoleillée que la Loire près de l’Atlantique sait tant nous offrir. C’était le jour J pour tester nos charrioles. Souvent quand on en autopsie l’une un peu - sous la torture, sous la loupe, cette charriole se confie :
"Que l’on m’examine, et je dévoilerai un chassis de palettes boisées, des essieux de ferrailles huilés dans des roues de poussettes nerveuses, un volant factice de soutien pour accrocher bien les virages. Quand je me laisse guider par ces deux ficelles et par des pieds de pilote en tête, quand ma particularité n’est qu’une absence de moteur et d’un vrai volant, mais aussi d’une absence de frein véritable, qui me donnent une trajectoire phénoménale, une précision inouïe, une vitesse subliminale, et qui laisse à mes pieds toute nouvelle invention. Les pièces détachées de la jaille de Saint Sé, de vos caves, de vos greniers, assemblées enfin, chacune à sa place, vont entrer en lice, et ce sera la Course."
Dans les descentes, on n’avait pas peur ni de la vitesse - sur les chapeaux de roue, ni de la fin aléatoire de la course en bas de côte, ni des accidents, ni des incidents. Comme l’incident qu’avait vécu mon frère avec son pneu de fortune. Un bout de tuyau d’arrosage vert bloqué bout à bout par du fil de fer. Sur une des deux roues arrières dont le caoutchouc avait vécu. Pendant une course folle de qualification à la Douettée le fil de fer avait fait son trou. Il était entré comme un tire-bouchon dans une jambe toute tendre. Mon frère s’en tira, le tout dévissé, avec quelques points de suture, qui sur la cuisse, qui sur le tuyau. Tous avaient la Course du Dimanche prochain en tête, fors le docteur Deshayes, cousant dru, je crois.
C’est à l’arrivée sur la Grève que ce fut hilarant, du moins pour les enfants pilotes. Un quidam endimanché en chapeau genre doulos Belmondo sur son vélo tout neuf, peinture métal, rutilant, semblait se regarder pédaler. Il était en surplace ne regardant pas devant, d’où arriva à toute vitesse sans freins, hors de contrôle, le gagnant. Ce dernier dessina un joli huit mémorable avec la roue.
Dépité, et se croyant seul coupable de par son inattention et de par ses lenteurs, le cycliste reparti sans mot dire - son chapeau et son vélo rutilant sous le bras. Les garçons étaient écroulés morts de rire. Mimant l’autre idiot, chauve sous le chapeau, regarder seul au monde son propre coup de pédale joli.
Cavalier
....
..
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Des enfants piloles en pleine descente sur les chapeaux de roue au Genétay
Ligne d’arrivée sur la Grève. Un lever de tête trop tard !
Lorsque dans un peu moins d’une semaine, vous lirez ces quelques lignes, je repenserais alors à l’écriture de ce post, post où j’aurais pu tout simplement vous décliner tous les bienfaits du fruit de l’églantier et de ses vitamines. Celui du rosier des chiens. Fameux. Mais commençant juste à écrire, mon esprit vagabonda derechef, comme souvent, sur mes origines bretonnes.
MALLOZH GAST ! Garder un chien de sa chienne gentiment, comme le dit souvent, grommelant doucement, gentiment, le cousin Walrus quand il défie ici, pianotant sur son ordi, et que son chien, qui je le rappelle est une chienne jolie, ne fait que de l’embêter.
Il me vint donc l’idée de flâner sur mon arbre généalogique - fruit joli aussi de tant de mes sueurs. Car je remarquais que kunos en grec ressemblait fort à ki, kon le chien en breton. Je voulais voir si j’avais des chiens et des roses. Comme ancêtres. Alors, j’y frôle dans les années 1600-1650 deux Louis Conan (chien), une Marguerite, un Jean Tanguy (chien de feu) et une Jeanne. Et un autre Jean, Rosnen (rose) lui. C’est dire.
Une histoire canine de choux et de roses, certes, mais sachant surtout que l’un de ces ancêtres est un implexe, un doublon, car mon grand père et ma grand mère en descendent, et sont donc cousins. Fort heureusement la branche de ma grand mère passe par un certain Joseph Boulc’h, dont la femme Marie - celà ne s’invente pas - vers 1820 fauta en adultère de feu avec le petit fils d’Ignace. Du coup, il n’y a plus de cousinage réel chez mes grands parents, donc.
En effet, vers 1750, Ignace Wilhem, chef mineur autrichien, venant du Tyrol avec son savoir-faire, s’installa dans la région. Épousant au passage une jolie bretonne. Du sang neuf allait couler. Ouf. On a eu chaud. Pensez !
Au village du Guilly, celui de mon père, où tous ses ascendants finirent par arriver, les uns après les autres, le parler breton est très spécial, petit chien se prononce ki bine. Au lieu de ki bihan, comme tout le monde le dit. Même vous. Les missionaires gallois du Guilly, qui avant de venir avaient bien appris le breton, en perdirent leur latin. Quant aux futures ouailles ...
Enfants en vacances, on retrouvaient tonton Robert qui avait avec lui un tout nouveau chien chaque année. Chaque fois, on demandait son nom : Ki bine ! répondait imperturbablement l’oncle breton taiseux. Bon.
Roz-agroaz, l’églantine pousse dru dans les haies au Guilly. Certes. Mais ici la douceur de la rose et la gentillesse du petit chien ont fait place aux méchants loups. Juste les épines, donc. Ce village était isolé une bonne partie de l’année. Les gens alentours parlaient des loups du Guilly. Pas sympas du tout les habitants du village, non, même vus par les autres bretons.
Et puis l’école du Guilly devint célèbre dans la région. Nombre d’enfants y passèrent, y apprenant contraints un bon français, dit et écrit. Les certificats d’étude furent légion.
Aujourd’hui c’est comme tout, il n’y a plus rien, ne restent de l’école - amenée neuve en grands kits par bateaux, du pays de Galles - que les ruines.
Et autour de la cour, dans les haies redevenues sauvages, naissent, poussent, s’enroulent, fleurissent, fructifient et meurent, les je vous le donne Émile.
....
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Salle de classe
Sur le noir des tableaux
Aux paysages des enfants sages,
Voici les écoliers, qui
Des images vont à pied,
Par les chemins,
Dans la neige des kilomètres
Chronomètres.
Mains gelées au charbon, qui
Dans la classe y rougeoie,
Y rugit, aux lettres d 'alphabet.
Pleurs et rires en ponctuation,
En dictions et dictées, abhorrées, qui
En punitions, qui
En cour de récréation …
Bancs d 'école aux bancs de bois
Aux abois, d 'essais, qui
Bonnets d'âne et blancs bonnets,
En bons points,
Sous les sarraus, lisent encore ...
Cavalier
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Conan : Surtout porté dans le Morbihan, c'est un vieux nom de personne breton formé sur le mot "kon" (= chien et par métaphore guerrier). Plusieurs chefs et un saint bretons ont porté ce nom. Variantes : Connan, Connen. Dérivés : Conanec, Conannec, Connanec.
Tanguy : Nom breton très répandu dans le Finistère. C'est un nom de
personne formé sur les racines "tan" = feu et "ki" = chien (sans doute avec le sens de guerrier ardent). Le nom a été popularisé par un saint légendaire du VIe siècle. Variantes : Tangui, Tanguis."
Rozen : Porté dans le Finistère et le Morbihan, le nom peut désigner en breton soit la rose, soit une colline à végétation de lande (breton roz dans les deux cas). On préfèrera ce dernier sens, il s'agirait donc d'un toponyme devenu nom de famille.
Avec Ignace VILHEM on touche l’histoire du secteur de production des non ferreux (plomb, cuivre, zinc et argent) dans l’espace technico-économique français du XVIIe. En effet, l’Administration française n’avait de cesse de relancer une activité minéro-métallurgique qui s’était éteinte au cours du XVIè siècle. Mais où prendre modèle ? Le royaume de France, ne disposait d’aucune tradition. La minéro-métallurgie allemande va représenter un exemple incontestable. Et les efforts furent payants : en fin de siècle, le royaume produisait 1.500 tonnes de plomb brut et 2 tonnes d’argent, une production essentiellement localisée en Bretagne (Le Huelgoat- Poullaouen, Pont-Péan, Chatelaudren). Ces mines et fonderie travaillaient essentiellement pour l’Armée et la Marine. La fonderie de Baigorry fut ré ouverte en 1728, une concession royale étant accordée à M. Beugnière de la Tour. Ignace partira travailler un moment dans les mines de Banca (mines de cuivre). C’est à proximité de cette fonderie qu’un noyau humain s’était établi fondant ainsi le hameau de « La fonderie » qui faisait partie de St Etienne de Baïgorry ou naîtra Christophe son fils. Ignace mourra en Espagne car en 1768 les français avaient fondé une société pour l’exploitation des mines argentifères de Guadalcanal. Rechercher tous les actes correspondants ...
L’intérieur de la salle de classe du Guilly vers 1900-1905. C’est une classe unique et mixte dont les effectifs approchent les 70 élèves. Au fond, Henri Chopin. (photo fonds privé Jenkins-Le Roux).
En 2006 j’avais suivi sur le net un concours. Celui du Tiger l’Osmose. Un nom inventé de toute pièce.
Le but du concours organisé par PackRef était d'arriver à positionner une page web (correspondant au domaine inscrit), en un temps donné, en première position du moteur de recherche Google sur la requête tiger l'osmose .
J’avais suivi un peu, tout ceci sur le net, et bien aimé ce nom donné à quelques boissons zarbies par certains participants.
Voilà, d’où un peu la relation avec la Bistouille. Du tigre elle en aurait la force et elle serait en osmose avec son temps. La Bistouille serait juste un Tiger l’Osmose, parmi d’autres. C’est possible.
Je dis cela, car dans le quartier où j’habite, il est un café qui sert ce genre de boissons. Qui tuent. À tout-va et à Dieu vat. On s’y réunit souvent entre voisins et voisines pour parler de choses et d’autres. Dont de moi.
Et dernièrement ma tendre et jolie voisine, la Mère Michel, a donné d’un petit discours improvisé :
« Chers voisins. Vous savez, s’il n’est pas facile, pour le prototype du Smartphone temporel, d’être le bébé de Cavalier, il n’est pas facile non plus, pour mon doux voisin, d’assumer la paternité du développement technique du prototype du Smartphone temporel de mon susdit voisin ! Vous me suivez …
Si d’une part, cette invention prend la totalité de la surface de son garage, divan inclus, ainsi qu’une bonne partie de l’électricité qu’il a détournée chez deux ou trois autres voisins, d’autre part, les différents essais qu’il doit effectuer pour avancer ne sont pas de tout repos non plus.
En effet, son prototype fonctionne bien un peu au niveau de la partie quantique. Par contre, il ne sait jamais ni quand ni à qui il téléphonera dans le futur pour ses essais.
Les gens qui lui répondent au téléphone, et à qui il demande des conseils techniques pour faire progresser son invention, ne sont pas … mais pas du tout … coopératifs. Jamais … au grand jamais !
Il n’est pas dans leur liste, sa fréquence est brouillée, bistouillée, bidouillée ou hors norme, il n’applique pas du tout le protocole temporel … Il y a toujours quelque chose qui ne va pas !
De plus, quand à ces gens du futur, il leur dit qui il est, « l’inventeur du Smartphone temporel» , ils s’esclaffent, rigolent haut et sont complètement écroulés. Pour eux ce ne sont que des carabistouilles. Paraîtrait qu’ils sont nombreux, comme lui, à le prétendre, et qu’on les range enfin dans des maisons spécialisées entre les messies, les napoléons, les trumps et autres manus.
Il lui reste donc encore du pain sur la planche à mon Lustucru …
Allez garçon ! Un autre Tiger l’Osmose, s’il vous plaît ! Et une double Bistouille pour tout le monde, c’est ma tournée ! »
En quatre, oui, il faut quelquefois savoir se mettre en quatre pour faire avancer la science. Et ce n’est pas toujours facile ! Mais bon …
Lorsque, dans un million d’année, bien après l’apocalypse atomique qui aura rayé toute civilisation sur la Terre, un tout petit Atome d’uranium sera sur le point de se désintégrer enfin, il devrait voir repasser en un éclair toute sa vie, dont aussi l’expérience horrible du Chat, dont il fut aussi le témoin et une victime malgré lui.
Eh oui, c’était pendant l’horreur d’une très belle journée de mai. Ah ! Mais pauvre Cavalier :
– Cavalier, mon beau Cavalier, vous n’auriez pas vu un petit chat tigré ?
Ah ! Tiens, voilà la Mère Michel … Enfin, quand je dis Mère … Plutôt belle comme Mère … Un peu plus rousse que blonde, avec un joli petit nez retroussé sur sa frimousse polissonne. Et des jambes ! Longues !
– Oui, en effet, j’ai chez moi, bien au chaud, un magnifique chaton gris.
– Rendez-le-moi ! Espèce de Lustucru !
– OK, OK ! On y va, on y va Mère …
– Dites donc, c’est quoi tout ce foutoir dans votre garage ? Tous ces instruments et tous ces fils ?
– Prototype de Smartphone temporel à démonter le temps, chérie. Venez, votre Minou, c’est par-là !
– Une boîte !! Mais que fait-il là-dedans ?
– Ecoutez ! C’est très simple … C’est une expérience quantique classique appelée : le Chat de Schrödinger. Une expérience pour faire avancer mon invention, à savoir : si le compteur Geiger, qui est à l’intérieur de la boîte, détecte la désintégration d’un seul petit Atome d’uranium, un marteau frappe une seringue de cyanure directement dans le gosier de votre greffier …
– Assassin ! Il est mort alors !
– Pas si vite, petite … Cessez cette calenture sur ma déconfiture car, si d’aventure, la probabilité pour qu’il soit vivant est la même. Tant que l’on ne regarde pas dans la boîte, il reste dans un état quantique « vivant/mort » grâce à la fonction d’onde Psi de notre Atome. Psi, étant telle que :
Somme de – l’infini à + l’infini de Psi carré dxdydz = 2
– Quoi ! Assassin, assassin !
– Mais quoi !?
– C’était dxdydz = 1 ! Connard !
– Heu ! … Oui. Vous avez raison, c’est bien 1 ! (???) Que j’ai mis … Minou, lui, il ne sent rien, pour l’instant ; il est « mort/vivant » sit venia verbo, tout mélangé, ou tout brouillé si vous voulez, en proportions égales avec l’Atome.
Regardez dans le phénakisticope anti-décohérence connecté à sa boîte, il va bien.
Écoutez, l’expérience doit durer une heure, il reste trois longs quarts d’heure à attendre. On fait une petite pause ? C’est paradoxal, mais j’ai ici un petit divan, qui lui est bien vivant.
– OK ! Pourquoi pas … Mais trois quarts d’heure, pas plus ! Juré, promis, hein ?
Un peu plus tard, la Mère Michel s’en retourne chez elle, toute guillerette, son joli tigré, Schrody, bien vivant sous le bras. Qui l’eût cru ? …
Archive : Photographie prise en début du développement.
Le phénakistiscope atomique en haut de boîte est un peu sommaire,
Quand, à la fin de sa vie, il peindra ses plus beaux tableaux à la cour de la Marchesa, il se souviendrait de ce jour si pluvieux où le destin frappa soudain à sa porte.
Il était une fois au beau Royaume de France, un pauvre vagabond qui errait parfois, lamentable, du côté de Notre Dame. Là, se trouvait l’atelier d’un peintre talentueux peu connu. Le grand hall servait d’abri en cas de froidure ou d’ondée soudaine à tous les passants du voisinage. Par la grande baie vitrée, on pouvait admirer les chefs-d’œuvre des artistes et des jeunes apprentis.
Notre pauvre hère souffreteux et diabétique poussa un jour la porte de l’atelier. Sous la houlette du maître il entreprit ainsi de peindre quelques tableaux. Des effluves il se régalait, et d’oxyde de chrome aussi. Sans modération dans sa bibine de dix heures. Il n’eut bientôt plus ni urée ni sucre. Sa santé se réchauffait.
Un peu bardot, un peu cabot aussi, il n’apprit ni les lignes de fuite ni les lignes d’horizon, ni les mélanges de pigments, de terres et de couleurs. Aucune base. Qu’à sa tête il n’en faisait. Le maître se décourageait. Mulet il était. Mulet il resterait.
Un jour, une Marquise et sa cour s’engouffrèrent, sous la fureur noire d’un orage violent. Un beau mignon, intrigué, s’approcha de la paroi de verre. Oh c’est étrange, bizarre, cette trogne ne m’est pas inconnue. Ce doit être un extra de nos orgies. Ou plus si affinités.
Ils se bousculèrent en pouffant, dans l’atelier. Époustouflée, la Marquise s’extasia devant la splendeur du tableau du manant. Elle demanda quel était son nom.
- Si Principessa, moi c'é Nanard … Ah, questa ? … bé c’é Mona … Mona Lisa !
.... ... ..
Voyez ici, comme quand à la fin de sa vie, à son zénith, il peindra ses plus beaux tableaux ... "sì, certo, Leo Nanard è sorprendente, in sé, allo zenit del suo splendore, nella dimora della Marchesa sarà assai spesso incompreso. Come uno scarabocchiante un po' pasticcione, è assai vero..."
"Femme des années 80, mais femme jusqu'au bout des seins... (Histoire vraie)"
Haïku : Geisha, petit chat Deux papillons dans tes yeux S’envolent vers moi ...
Quand, dans quelques années, le premier de mes petits enfants rentrera à la fac, je me souviendrais - avec des regrets nostalgiques frissonants dans les yeux, dans les oreilles et même sous le palais - de cet ancien et si lointain voyage au Japon que je fis à l’occasion de l’écriture de mon mémoire de fin de licence.*
Chercher la femme ... À Kobe, au japon où je viens d’arriver, j’ai commencé à étudier les yakusas par l’intermédiaire d’une des grande famille de la pègre locale, l’une de celles qui contrôlent de nombreux restaurants. En général, ici, en 1981, les femmes ne sont pas intégrées à la mafia. Elles œuvrent complètement dans l’ombre. C’est donc par cette petite porte sombre que je compte entrer discrètement dans l’organisation Yamaguchi-gumi pour l’étudier. J’aurais pu essayer de l’infiltrer discrètement, mais je me suis vite rendu compte que ici au Japon j’étais blanc. De plus mon japonais s’est vite lui aussi avéré trop basique. Mon anglais trop shakespearien. J’ai donc décidé de mener mon enquète tout simplement déguisé en touriste.
Hier j’ai jeté mon dévolu sur la jolie Yuki, la fille de Fumiko Taoka, la femme d’un célèbre grand parain récemment décédé. Naturellement. Elle travaille comme geisha au grand restaurant Yakiniku Okatora Sannomiya.
Hier là-bas, on a discuté longuement. Les yeux dans les yeux. Je crois qu’entre nous le courant est passé comme sous la caresse soyeuse d’une torpille électrique marine. Aujourd’hui je lui livre mon dernier haïku, écrit rien que pour elle. Elle lit. Je sirote mon saké ... Elle lit ... Elle sourit. Ce matin tôt, à l’hôtel luxueux Hokura, bien campé face au front de mer sur mon minitel j’ai utilisé l’IA pour traduire mon haïku et mon poème en japonais. Traduire n’est pas le mot juste, non, c’est mieux que cela. L’IA est entrainée jusqu’à ses couches neuronales cachées les plus profondes, par mille rétropropagations magiques des poids jolis, entrainée des milliards et des milliards de fois, et encore, dans toutes les langues, elle les posséde en parallèle. Telle un apôtre envoyé, sur les lignes télephoniques, polyglote de la pencôtes, habité par les langues de feu apostoliques. Envoyées. Donc j’ai demandé en traduction un japonais, simple, bien envoyé direct et poétique. Mais ça ramait. Grave. Dru. Trop. J’ai cru que mon minitel-famicom chauffait un peu. Mais pourtant j’ai bien récupéré mon listing à la réception de l’hôtel. Parfois il y a un peu de fumée sans feu ! Ouf ...
Je lui lis mon poème, amoureusement dans mon plus beau japonais. Lyrique. Je suis rapidement entouré par ses trois frères, patibulaires mais presque, armoires à glace yakusa, grand format, tatoués comme des consignes vivantes d’oncle walrus. Ha les beaufs ! Je me remémore rapidement mes vieilles prises de judo enfantines... Tatami, Tai Otoshi et Ippon Seio Nage ... Action !
Je me réveille à l’hôpital Minatojima Minamimachi. Quand je serai rétabli, je prendrai le prochain avion. J’ai un plan B pour mon mémoire de licence : La modification de la flore et de la faune du Périgord, suite à l’immigration en 1925 de plusieurs familles bretonnes dans le pays. Ce sera moins poétique, mais bon ...
_____________________ * Licence poétique, il va s’en soi ...... .... .. . ______ 芸者、 小猫 目の中の二つの蝶 私に向かい飛ぶ
Haiku romaji : Geisha, koneko Me no naka no futatsu no chou Watashi ni mukai tobu
Geisha, thou kitten fair Within thine eyes two butterflies dost dare Flit toward me there ....
Le liquide primitif commençait à refroidir. Des objets célestes tombaient du ciel et s’enfonçaient dans l’océan, apportant des sources de vie. Des êtres microscopiques nageaient dans tous les sens. Une croûte commença à se former. Des montagnes se dressèrent. Des bestioles étranges prirent possession du sol sec. Ils se multiplièrent et mutèrent sans façon.
Comme on dit habituellement, deux minutes avant le présent, l’intelligence apparut. De nombreuses guerres eurent lieu. Et régulièrement à la moindre secousse sismique toutes les constructions en briques s’écroulaient. Mais bientôt la dissuasion s’acheva de guerre lasse. Enfin les ingénieurs trouvèrent une solution élégante pour consolider les bâtiments.
Tous les problèmes matériels et logistiques étaient résolus. Mais des pensées telles que - Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Pourquoi ? - étaient toujours présentes.
Zut ! C’est l’heure. Mon café est encore froid. Même avec mon petit doigt levé, il a du mal à passer. Et cette peau étrange qui grouille sur le lait refroidi me laisse comme un arrière goût amer dans la bouche ...
Le Wifi … oui … mais une fois épuisée sa définition, une fois dévoilée sa proximité linguistique et son son top marketing flirtant avec celui de la sonorité de la HIFI jolie des tourne-disques de ma jeunesse, une fois lue à fond la norme IEEE 802.11, en travers, dénoncée la perte fréquente de la com au fond du jardin – au moment le plus inopportun, et compris que le 6 gigas va moins loin que le 2 point 4, et avoir su que Hedy Lamarr, une actrice – au spectre des fréquences de son tendre minois, inventa le protocole un beau jour en utilisant son four à micro-ondes 2.4 Ghz comme par hasard aussi en haut du mont Everest … curieusement pas du tout en zone blanche. Lui. Non.
Alors non ! plutôt enfin oui, fi faisons de toutes ces trivialités : et alors, alors, du coup c’est le trou noir ! Mince. C’est bien troublant, pensez, car cela ne m’était jamais arrivé depuis un siècle que je défie le samedi, ici : l’inspiration n’est plus au rendez-vous. Non. J’ai rarement vu ça !
Tout est bien là pourtant. Mes dictionnaires. Et ceux des synonymes aussi. Mes recueils de nouvelles et de légendes ibéro-bretonnes. Les journaux de la semaine dernière. Télé 7 jours. Mes Haut-Parleur magazines. Les lettres de ma grand’mère – Dieu ait son âme. Ma Sainte Bible.
Mes proverbes et dictons disparus. Mes citations préférées. Alice et le corsaire. Martine à la ferme. Oui la ferme. Et les dialogues de Marc Dorcel, oui encore – je sais -, en deux volumes.
J’ai même discuté avec ma copine, avec trois voisines, avec la commère du quartier, avec la factrice, et même avec une caissière. Rien. Rien de rien. Je regrette…
J’ai retaillé trois fois mes crayons de bois. Nettoyé à fond mon clavier. Démonté et huilé ma souris. Dégrippé, détartré et plombé mon Bluetooth. Surfé sans relâche, et sans but sur le net avec dix fenêtres ouvertes en même temps. Même aux ex impromptus, même chez Lali, en vos mots, même au samedi canalblog. Rien.
J’ai ouvert tous mes livres au hasard, noté les mots rencontrés. Noté leurs contraires aussi. Pris la télé, en cours de route, sur des élections, un mariage, des enterrements, des émissions et des chansons vintages sur la chaine Melody, noté et renoté des idées. Rien. Nada. Je ne sais pas quoi vous dire. Je ne sais plus quoi inventer.
Bon sang, c’est dans l’action que je vais progresser. Je prends une feuille blanche, ma nouvelle gomme. Un joli crayon de bois tout neuf. Je vais écrire tous les mots qui me passent par la tête. Action, réaction !
Allons-y : « Le Wifi … oui … mais une fois épuisée sa définition, une fois dévoilée sa proximité linguistique et son son top marketing flirtant avec celui de la sonorité de la HIFI jolie des tourne-disques de ma jeunesse, une fois lue à fond la norme IEEE 802.11, en travers, dénoncée la perte fréquente de la com au fond du jardin – au moment le plus inopportun, et compris … que «